Prix de l’immobilier : accalmie en province

Les coûts de l’immobilier flambent en Ile-de-France et atteignent 7.580€/m² en moyenne. Les spécialistes du secteur ont, toutefois, constaté que le marché progresse à deux vitesses, en raison d’une certaine accalmie des prix en province.

L’Île-de-France reste une exception

La hausse des prix poursuit son rythme effréné en Île-de-France au cours du premier trimestre 2011. En comparaison à la même période de l’année dernière, l’augmentation du prix des logements anciens est de l’ordre de 12,8% pour l’ensemble de la région, pour atteindre un pic de 18,7% dans les arrondissements parisiens. Cependant, il s’agit d’une situation d’exception, due à une insuffisance de l’offre par rapport à la demande, puisque les observateurs ont remarqué que les coûts des biens immeubles se calment en province.

Certes, les tarifs sont en hausse dans certaines grandes agglomérations, comme Lyon, Nantes et Brest, mais les prix ont sensiblement baissé à Rennes et à Lille, par exemple. Les analystes prévoient que les écarts de prix se creuseront davantage entre les circonscriptions qui sont moins favorisées sur le plan économique, et les secteurs immobiliers qui sont classiquement privilégiés par les acquéreurs, comme la Capitale. Ainsi, on constate une disparité au niveau même de la région Île-de-France, la hausse étant de 13,1% dans la Petite Couronne et de 7,4% dans la Grande Couronne.

Un contexte différent en province

Contrairement à cette frénésie constatée en Île-de-France, le contexte est tout à fait différent en province. Les cours de l’immobilier connaissent une accalmie. L’augmentation n’a été que de 4,7% en 2010, si la moyenne nationale a été de 9,2%. Certes, les prix des appartements ont continué à progresser durant le premier trimestre dans certaines grandes villes, comme Tours, Nantes, Lyon et Brest, mais ils restent stables à Orléans, Bordeaux et Marseille, où ils régressent même de 1%.

La diminution des prix est plus significative à Rennes où beaucoup de logements neufs ont été construits en 2010. Le tarif moyen est de 2.212€/m², soit une baisse de 3% sur un an. La situation est encore pire à Lille, où on enregistre un recul de 6% des cours des biens immeubles. Ceux qui veulent accéder à la propriété y trouveront aisément des maisons à 170.000€. Les prévisionnistes ont ainsi revu leurs chiffres à la baisse et projettent une augmentation moyenne des prix, ne dépassant pas 3% sur l’ensemble du territoire, à l’exception de quelques grandes villes, dont Paris.